Les Arsenaux au quinzième siècle

Lien

A la fin du quinzième siècle, les arsenaux pisans perdirent leur ancienne fonction. Durant ces années la ville se préparait à répondre aux attaques des florentins, sans compter la menace génoise, et les arsenaux furent transformés en structures défensives fortifiées. La zone prit ainsi le nom de la cittadella«Citadelle». Ce n’est qu’après la conquête florentine de1406 que le arsenaux recommencèrent à fonctionner à plein régime, et furent même agrandis afin se satisfaire à la demande de nouvelles galères. La classe dirigeante florentines avait l’ambition de créer une flotte commerciale sur le modèle de celle vénitienne, qui aurait parcouru chaque année les principales routes méditerranéennes et atlantiques, dépassant les colonne d’Hercule en direction des Flandres et de l’Angleterre. La nouvelle politique florentine se manifesta clairement avec l’acquisition simultanée, en 1426, du Port de Pise et de Livourne aux autorités génoises. Un corps de Magistrats fut immédiatement élu avec la charge de diriger les commerces maritimes, « les Consuls de la Mer », sur le modèle d’un précédent organe pisan.

Les anciens arsenaux républicains furent agrandis. La jetée déjà existante et l’expérience de la main d’œuvre locale spécialisée furent mis à profit. Le premier départ de galères portant le drapeau florentin remonte à l’été 1422. A partir de cette date, et jusqu’en 1480, des convois de galères florentines parcoururent en long et en large les routes méditerranéennes et atlantiques, poussant jusqu’au Levant, au Maghreb, à la Provence, à la Catalogne, aux Baléares et au-delà au Portugal, à la Galicie, à la Gascogne, jusqu’à Bruges, Sandwich et Southampton.

Florence adopta pour modèle commercial la navigation vénitienne, dirigée par l’Etat, car il garantissait sécurité, régularité et une certaine rapidité dans les voyages commerciaux. Ce modèle permettait en outre d’organiser les échanges commerciaux entre la Méditerranée Orientale, la Méditerranée Occidentale et l’Europe du Nord selon un calendrier précis. Les convois voyageaient escortés par les galères de guerre, munies d’armes et de soldats. Le calendrier des départs et des arrivées, ainsi que les routes à suivre, étaient arrêtées par la République. Pour chaque voyage, les capitaines louaient à la République des galères, payant au fisc une certaine somme, et faisaient des profits en vendant les espaces à bords à marchands et passagers.

 

Podcast: 
Bibliografia: 

- M. Mallett, The florentine galleys in the fifteenth century, Oxford 1967
- F.C. Lane, Le navi di Venezia fra i secoli XIII e XVI, Torino 1983
- M. Tangheroni, Commercio e navigazione nel Medioevo, Roma-Bari 1996
- O. Banti, Storia illustrata di Pisa, Pisa 2006
- I. Del Punta, I cantieri navali, in Toscani al lavoro. Le grandi produzioni di una terra piena di storia, a cura di I. Del Punta e L. Fezzi, III, Firenze 2005

 

Mappa